Ecriture : le hamster de la page blanche

Je n’ai pas crocheté de peluche en forme de hamster, donc cet article est sponsorisé par Gonduelle, le dragon Gros Pois Carottes.

Et oui, derrière c’est un de mes chapitres 😉 Non seulement je donne mon avis sur ce que je lis et regarde, mais en plus, j’écris aussi de la Fantasy. Et derrière ce titre un peu surprenant, on va justement revenir sur un croquemitaine de l’écriture : la page blanche (mais rassurez-vous, Gonduelle est là pour vous tenir la patte !)

En premier lieu, qu’est-ce à dire que ceci ? C’est quoi ce titre ? Aurais-je fait une faute de frappe ? Est-ce la faute de l’auto-correct’ ? Eh bien non, on va bien parler de hamster.

Hamster qui roule n’amasse pas mousse

Même si vous n’avez pas de rongeur dans votre habitation, vous en avez peut-être un dans la tête. Mais si, vous savez, ce petit animal un peu casse-pied qui tourne dans sa roue sans s’arrêter ? Des fois, il reste dans son coin et il ne fait pas trop de bruit. Et puis, à deux heures du matin, le voilà qui vous suggère une sublime répartie que vous auriez pu adresser à votre voisin de classe il y a 12 ans ! Ou qui vous demande si vous avez bien rendu ce devoir de chimie, alors que vous avez fini vos études depuis des lustres. Heureusement, ses éclairs de lucidité ne sont pas toujours aussi inutiles. C’est bien lui qui, sous la douche, alors que vous n’avez évidemment rien pour noter, comblera toutes les incohérences de votre roman en cours. Et qui sera bien incapable de s’en rappeler une fois que vous aurez mis la main sur ce fichu bloc-notes, mais ça, ce n’est pas son problème.

Eh oui, le hamster, c’est le nom que j’ai donné à cette partie du cerveau qui mouline dans son coin à la façon d’un hamster galopant dans sa roue, qu’on pourrait rapprocher de l’inconscient.

Le hamster de la page blanche

Et donc, c’est bien beau tout ça, mais c’est quoi le rapport avec l’écriture ?

Ne soyez pas hâtifs, jeunes rongeurs !

Dans son essai Comment écrire de la fiction ? (dont on parlera plus en détail dans quelques temps), Lionel Davoust rappelle l’importance de se connaître soi-même, de connaître son fonctionnement, dans le cadre de l’écriture (mais également dans d’autres contextes, bien sûr). Et il se trouve que j’ai réalisé il y a quelques temps ce que signifiait la page blanche dans mon cas personnel, et je me suis dit que ça pouvait peut-être parler à d’autres personnes.

La page blanche, pour rappel, c’est cette sorte de blocage qui nous empêche de commencer ou de continuer notre session d’écriture. Dans mon cas, donc, j’ai fini par me rendre compte qu’elle provenait essentiellement de deux causes :

1/ Mon corps et/ou mon hamster ont sonné le signal d’alarme : il y a besoin de se reposer. Forcer serait contre-productif et pourrait impacter d’autres tâches de mon quotidien, voire ma santé.

2/ Le hamster est en train de bosser sur quelque chose et il a besoin que je le laisse tranquille.

Ce qui va nous intéresser ici, c’est donc la 2e raison. Parfois, l’inconscient a repéré une erreur, une incohérence, un grain de sable dans les rouages, bref, quelque chose qui ne fonctionne pas dans le texte. Quelque chose le gêne, mais il ne sait pas exactement quoi. Il peut aussi avoir une idée, mais il a besoin de dérouler le fil tranquillement. Dans les deux cas, le hamster a besoin de réfléchir, de travailler en tâche de fond, avant de porter à la conscience ses conclusions. Ca peut lui prendre quelques heures, quelques jours, voire plus, selon le chantier qui l’occupe. Pendant cette période, je ne pourrai tout simplement pas continuer le texte. Il a un côté frustrant, mais j’aime beaucoup cette sensation de « Eureka ! » quand le hamster est arrivé au terme de sa réflexion et que l’écriture s’en retrouve débloquée d’un coup.

En ce qui me concerne, quand je me retrouve « bloquée », il faut juste que je lâche prise et que je fasse autre chose. Eventuellement, je pourrai relire/corriger d’autres passages, remettre un peu d’ordre dans mes notes, mais c’est tout. Pour lutter contre la page blanche, je dois justement ne pas lutter.

Et c’est beaucoup moins angoissant je trouve de se dire que ce n’est pas grave, que c’est juste le hamster qui est en train de courir dans sa roue et qu’il va apporter de nouvelles idées quand il aura terminé 😉

Et vous, avez-vous connu ce genre de blocage ? Est-ce que cette histoire de hamster vous parle ? Avez-vous vos propres méthodes contre la page blanche ? Vous trouvez pas que Gonduelle, il est trop mignon ?

2 réflexions sur “Ecriture : le hamster de la page blanche

  1. Pingback: [Livres sur l’écriture] Comment écrire de la fiction ? Lionel Davoust | L'Imaginaerum de Symphonie

  2. Pingback: J’ai testé pour vous… écrire tous les jours pendant 1 an | L'Imaginaerum de Symphonie

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.