L’Asie regorge de créatures mystérieuses, tantôt espiègles, tantôt protectrices, souvent dangereuses. Serez-vous prêt à vous confronter aux tengu japonais ? A suivre une gumiho dans les rues de Séoul ? Vous laisserez-vous porter par les paroles de la kinnari indienne ? Aux côtés de nos dix-sept auteurs, partez à la découverte du continent asiatique et de toute la diversité de son bestiaire fantastique.
Une gardienne de nuit raconte ses rondes dans les couloirs d’un étrange institut de recherche où sont conservés des objets paranormaux. Chaque laboratoire recèle un mystère : un mouchoir brodé d’un oiseau bleu narrant une tragédie familiale, des baskets hantées par un mouton aux pouvoirs surnaturels, un livre relatant les légendes d’un royaume disparu, ou encore un chat qui demande : « Mais pourquoi m’a-t-il tué ? » À travers ces récits de malédiction et de vengeance, Bora Chung dénonce les horreurs bien réelles de notre époque et porte un regard bienveillant sur les minorités et les animaux.
Un lampe maléfique en forme de lapin cause la ruine d’une famille, une femme est terrorisée par une créature née de ses propres déjections, un renard saigne de l’or et maudit le marchand qui le retient prisonnier, un fantôme se hâte sur une grand-place de Pologne. Mêlant conte cruel et horreur corporelle, ce recueil de nouvelles développe un imaginaire sans limite et offre une analyse fascinante des maux de nos sociétés.
TW : Public averti, certaines nouvelles traitent de sujets sensibles (homophobie, tentative d’agression sexuelle, morts etc.).
Nous agissons partout dans le monde. pour vous protéger. Mais pour notre sécurité à tous vous n’en saurez jamais rien. »
Personne ne sait vraiment ce qu’il se passe dans les services secrets français. Si la plupart des gens connaissent au moins l’existence de leurs unités de lutte anti-terroriste, de géopolitique, d’espionnage et de cyberdéfense, rares sont ceux à connaître leurs Archives de l’Inhumain.
Au sein de cette unité sont réunis tous les dossiers étranges, tous les rencontres entre le genre humain et l’horreur de l’inexplicable.
Ces fichiers regroupent les évènements que la science ne peut rationaliser et qui sont assez dangereux pour que l’on souhaite qu’ils ne soient connus de personne.
Dragon au crochet par moi-même, illustration en arrière plan par @MadNautilusArt sur Twix, d’après un personnage de mes romans)
L’Art, l’art, voilà un sujet bien délicat à aborder. Quelle définition donner à une oeuvre ? Elle plaît, procure une satisfaction, un plaisir, elle émeut ou touche, provoque certaines émotions, et elle fait parler, elle provoque des discours.
N’existe-t-il pas un malentendu pernicieux ? Est-ce la beauté des oeuvres qui est à l’origine des effets qu’elles ont sur nous ou, à l’opposé, ne trouve-t-on pas belles des oeuvres parce qu’elles nous font de l’effet et uniquement pour cela ? N’est-ce pas par commodité et par impossibilité de dire vraiment ce qui en elle nous touche, nous émeut, nous fait parler, qui les qualifie de belles ?
Comme tous les ans depuis 12 ans, ImaJn’ère édite son anthologie de nouvelles ouverte aux professionnel’les et aux amateurices lauréats de notre concours.
L’art doit être l’élément central du récit, chaque artiste a dû user du sien pour la réalisation de ce recueil. C’est bien le ressenti procuré par leurs travaux qui en fera une Oeuvre d’art.
Camille Grandbois a deux passions : l’astronomie et la cryptozoologie. Deux disciplines qui n’ont rien en commun et qui pourtant la mettent sur la piste de la première espèce extraterrestre découverte par l’homme : les baleines célestes. Or, ces créatures, aussi belles soient-elles, se révèlent destructrices et deviennent vite gênante aux yeux d’une humanité en pleine colonisation galactique. De simple chercheuse, Camille, aidée de sa femme et son équipe de recherche, devient le porte étendard de la cause des baleines. Mais est-il seulement possible de les protéger de l’être humain ? Ce court roman est suivi d’une nouvelle dans le même univers et d’un essai sur les relations espèce humaine-nature.
Recueil de 22 nouvelles de l’auteur américain Jack Finney
2023, Le Bélial
Recueil dirigé par Pierre-Paul Durastanti
Illustration : Aurélien Police
On doit à Jack Finney (1911-1995) deux chefs-d’œuvre absolus. Body Snatchers – l’invasion des profanateurs, qui, en 1955, révolutionne la thématique de l’invasion extraterrestre, et sera adapté au cinéma à quatre reprises. Puis, quinze ans plus tard, Le Voyage de Simon Morley, salué par le prestigieux Grand Prix de l’Imaginaire en 1994. Or, Jack Finney fut aussi un formidable nouvelliste. Le présent ouvrage, manière d’intégrale raisonnée sans équivalent en langue anglaise, reprend ses récits ressortissant à la science-fiction, au fantastique, à l’insolite, au suspense, voire à l’horreur. Vingt-deux nouvelles, dont onze inédites, comme autant de joyaux enchâssés dans une œuvre essentielle, fondatrice.
En son cœur, en son âme, l’espèce humaine est déséquilibrée. Nous apportons l’équilibre, la durée, la stabilité. C’est juste, et indispensable. C’est notre mission. Mais… que se passe-t-il quand on rencontre un peuple déjà équilibré? On la surnomme la Faucheuse. Débarquée trente ans plus tôt dans le sud, la généralissime Stannir Korvosa assimile méthodiquement nations et tribus au sein de l’Empire d’Asreth, par la force si nécessaire. Rien ne semble résister à l’avancée de cette stratège froide et détachée, épaulée par des machines de guerre magiques. Parvenue à l’ultime étape de sa route, elle est confrontée à un nouveau continent – un océan de verdure où vivent des nomades qui ne comprennent pas les notions de frontières ou de souveraineté. Elle doit pourtant affirmer l’autorité impériale car, dans le sous-sol de la steppe, se trouvent des ressources indispensables pour Asreth. Mais après une vie de conquête, Korvosa pourrait bien rencontrer la plus grande magie qui soit… et affronter un adversaire inédit : le pacifisme.
Lointain futur. Espace profond. Plus qu’une prouesse technologique, la station est une expérience. Politique, sociale, économique, philosophique. Ainsi, au sein de ce gigantesque assemblage minier peuplé d’espèces venues de tous horizons, les stationniens se définissent moins en fonction de leurs origines que de leurs pourcentages génétiques. Melting-pot utopique, la station offre de fait un refuge de tolérance unique au cœur de la Galaxie — une vie en symbiose gérée par les Paramètres qui adaptent l’environnement aux différentes morphologies, aux contraintes physiques, à toutes les essences du vivant. Ou du moins offrait… De profonds désaccords entre les Spéciens, favorables à la séparation interespèce, et les Fusionnistes, qui œuvrent pour davantage de métissage, cristallisent les tensions. Au milieu de ces courants qu’elle ne maîtrise pas, une femme, stationnienne insignifiante, va devoir choisir son camp, et par là même, peut-être, peser sur le devenir de la station et sa myriade d’habitants.
Une boutique de tatouage où l’on emploie des encres un peu spéciales. Une aire d’autoroute qui devient un refuge à la nuit tombée. Une villa qui palpite de vies enfuies. Un océan dont certains ne reviennent plus tout à fait humains. Un bal secret au cœur de l’hiver. Partez à la découverte des troubles secrets de l’âme, des lieux les plus hantés, de ces endroits les plus familiers qui dissimulent souvent des failles, écho des fêlures que l’on porte en soi. Mais attention : de ces voyages intimes et inquiétants, on ne rentre pas indemne, et il suffit de si peu, parfois, pour que tout bascule…