Les Archives de Roshar (Cosmere) T5 : Vent et vérité vol.2, Brandon Sanderson

Photo montrant le Livre Vent et Vérité, part 2, 5e tome des Archives de Roshar

Vent et vérité, vol.2 (2026, Le Livre de Poche)

Les Archives de Roshar, Tome 5/5 partie 2, Univers du Cosmère, High Fantasy

Brandon Sanderson, Américain

Couverture : Alain Brion

Traduction : Mélanie Fazi

The Stormlight Archives, book 5 : Wind and Truth (2024)

« Je n’aurais jamais dû vous choisir, Dalinar. Vous êtes né de la guerre, et le sang vous suit comme une ombre. L’unique chose que vous sachiez faire, c’est briser. Lorsqu’on vous dit non, vous vous contentez de cogner plus fort – car la vie vous a appris que c’est ainsi qu’on obtient ce qu’on veut. Mais parfois, malgré tous vos efforts pour le nier, le monde n’a pas besoin de ce que vous voulez. » Il ne reste plus que cinq jours à Dalinar avant d’affronter dans un duel à mort le champion d’Abjection. Dans cinq jours, la bataille pour Roshar se terminera. Dans cinq jours, le destin du Cosmère tout entier changera à jamais.

Mon avis sur : Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5 part.1

Mon avis

Pour des raisons assez évidentes, ça va être assez compliqué de parler en détails de ce tome, au risque de spoiler des éléments importants. En effet, ce tome marque une vraie clôture d’arc, mais c’est loin d’être la fin des Archives de Roshar, et on comprend d’autant mieux la nécessité d’un second cycle.

De façon assez logique puisqu’on est sur une seconde partie et pas un tome à part entière : il est dans la continuité de la première partie, et j’avoue que même moi, il y a des passages que j’ai trouvés un peu longuets ou répétitifs, notamment dans les cheminements intérieurs de certains persos. Au bout de 5 pavés, on a compris les failles et combats intérieurs de chacun, maintenant on voudrait bien connaître les destinations de ces voyages personnels^^.

On apprend aussi pas mal de choses sur certains Eclats et sur le passé particulier de Roshar et des autres planètes du système. Au passage, s’il n’est toujours pas indispensable d’avoir lu les autres ouvrages du Cosmère, je vous conseille quand même d’avoir lu Eclat de l’Aube, sinon il y a un enjeu en particulier à côté duquel vous risquez de passer. Il y a aussi une référence à la fin de Fils-des-brumes, mais si vous ne l’avez pas lu, ce n’est pas tellement gênant, et c’est tellement spécifique que ça ne vous spoilera pas Fils-des-brumes si vous le lisez après.

On suit donc à peu près les mêmes groupes de personnages, les uns dans leur recherche de vérité et de connaissances, les autres dans leurs batailles. D’ailleurs, si chaque personnage, ou groupe de personnages, connaît son propre aboutissement, son propre climax, il ne s’agit pas nécessairement de combats physiques ou épiques, il y a au contraire beaucoup d’introspection, y compris durant lesdits combats. Cela pourra peut-être décevoir les éventuels lecteurices qui attendaient des batailles dantesques, mais je pense que ça aurait été à l’encontre de l’esprit et des thématiques de ce cycle en particulier, qui depuis le début, est quand même pas mal centré sur la santé mentale et les failles humaines.

De mon côté, j’ai vraiment apprécié les conclusions que Sanderson a offert à chacun de ses personnages principaux. Je dois bien avouer que je ne m’attendais pas à une telle fin, que je trouve là encore très cohérente avec ce qui nous a été proposé depuis le début, et je l’ai trouvée très satisfaisante par rapport à un personnage en particulier. J’ai vraiment hâte de pouvoir lire la fin définitive de cette histoire, et je pense qu’en attendant, eh bien je relirai déjà cette première partie depuis le début, et les autres titres du Cosmère. J’aurai déjà de quoi m’occuper un moment (et connaissant la vitesse d’écriture de l’auteur, il serait fichu de sortir le 2e cycle avant que j’aie terminé cette relecture^^).

Pour finir, chapeau bas à Mélanie Fazi qui a fourni un vrai travail de démon-des-gouffres pour cette traduction qui n’a pas dû être évidente vu le nombre de néologismes et de connexions avec les autres livres du Cosmère. Et je ne sais plus si je l’avais déjà mentionné ou pas, mais c’est très sympa d’avoir des illustrations intérieures pour rendre plus visuels certaines créatures, objets ou concepts.

Bilan

Voilà déjà venue la destination de ce long voyage… ou du moins, la première étape, car nous comprenons enfin pourquoi Sanderson avait prévu deux cycles pour Roshar. Ca fait vraiment plaisir d’avoir eu un cycle de Fantasy aussi complexe, aussi riche, avec des représentations intéressantes et plutôt inhabituelles pour la High Fantasy. Je l’ai en tout cas adoré du début à la fin, et malgré quelques longueurs, ce cycle s’inscrit définitivement parmi mes préférés du genre.

Et ailleurs, qu’en pense-t-on ?

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