Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau, Gints Zilbalodis (2024, Film d’animation)

Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau (2024)

Film d’animation letto-franco-belge produit par Gints Zilbalodis

De quoi ça parle ? Confrontés à une montée des eaux cataclysmique, des animaux tentent de survivre à l’aide d’un bateau.

Trailer

Mon avis

Flow est un film d’animation tout public qui raconte l’histoire d’animaux essayant de rester en vie dans un monde envahi par les eaux. Ils ne croiseront aucun humain sur leur route, même si des vestiges prouvent qu’ils ont bien existé – sont-ils tous morts ? Ont-ils réussi à se mettre en sureté, laissant les animaux à leur sort ? On ne le saura pas, et ça participe à un certain sentiment de… mélancolie ? pendant le film.

Bien qu’il soit tout public, film d’animation n’équivaut pas nécessairement à film pour (jeunes) enfants, ou du moins, attention aux sensibilités (certains enfants ont pleuré pendant la séance). La première émotion qui m’a en effet frappée dès le début du film, c’est l’angoisse. Alors, j’adore les chats et je ne suis pas à l’aise avec l’eau, donc fatalement, ça n’aide pas, mais j’avais vraiment la sensation de me noyer durant certaines scènes. Et j’avais beau savoir que le chat allait rester en vie au moins jusqu’à la fin du film, sa détresse me serrait vraiment le cœur. Durant toute la monté des eaux aux début du film avec le chat qui essaie désespérément de s’échapper , sérieusement, j’étais crispée sur mon siège^^

Ce qui favorise ce sentiment, c’est que le chat est vraiment un chat, pas un animal anthropomorphe, et pareil pour les autres animaux du film. On n’a aucun mal à imaginer nos propres animaux. Je m’inquiétais un peu de l’absence totale de dialogues pendant le film, mais les comportements des animaux sont très bien rendus, les vocalises, l’expression corporelle, tout ça permet de comprendre sans problème ce qu’il se passe et les émotions de chacun. Les animaux principaux ont aussi tous leur propre caractère facilement identifiable, que l’on peut aussi facilement transposer à des équivalents humains, ce qui renfonce encore notre empathie. Message assez classique dans ce genre d’histoire, les personnages vont devoir mettre de côté leurs différences pour s’entraider, et peut-être même finir par s’apprécier et à apprendre les uns des autres au cours de ce voyage initiatique.

Parce que, bon, même si ce sont des animaux ordinaires, le film triche un petit peu. J’avais d’ailleurs un peu de mal avec ça au début, entre le Sagittaire qui se prend d’affection pour le Chat sans aucune raison, ou les animaux qui comprennent comment fonctionnent un gouvernail. Mais ça reste assez léger, et surtout, on réalise assez vite qu’on n’est pas dans notre monde à nous. On est soit dans un futur relativement lointain, soit dans un univers qui n’est pas le nôtre, donc l’intelligence des animaux du film a vite cessé d’être un problème pour la suspension de mon incrédulité.

Le film a un côté angoissant par moments, donc, mais il est surtout très, très beau. Certains décors sont vraiment sublimes, le rendu de l’eau très beau aussi, et certaines scènes sont magnifiques, voire oniriques et poétiques. La mise en scène a un côté jeu vidéo, dans le bon sens du terme. La musique suit bien l’atmosphère du film sans prendre les devants, bref, l’esthétique est franchement très réussie.

Le film est drôle, aussi, parfois, quand les animaux profitent enfin d’un moment suspendu pour redevenir des chats ou des chiens, dans des comportements qui ne manqueront pas de vous rappeler vos propres compagnons.

Il y a cependant certaines scènes dont je ne suis pas sûre de l’interprétation, si jamais vous voulez en discuter dans les commentaires (en évitant les spoils) : la scène sur le promontoire rocheux entre le Sagittaire et le Chat (mes deux personnages préférés <3) , et la toute fin du film (douce-amère, d’ailleurs), et notamment la scène post-générique.

Bilan

Je crois bien que c’est le seul film que j’ai été voir au cinéma en 2024, et clairement, je ne suis pas déçue que ce soit celui-ci. Flow est vraiment un très beau film, que ce soit dans l’esthétique ou les messages, et l’absence de dialogues renforce notre immersion, puisque les animaux n’en deviennent que plus réalistes même si le film prend quelques libertés. Attention toutefois à la sensibilité de certains enfants.

10 réflexions sur “Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau, Gints Zilbalodis (2024, Film d’animation)

  1. Pingback: Index : Films et séries (MAJ 23/12/2024) | L'Imaginaerum de Symphonie

  2. Pingback: Les Symphonews inachevées – Décembre 2024 | L'Imaginaerum de Symphonie

  3. Pingback: Bilan 2024 et Perspectives 2025 : Bilan culturel, tops lectures et visionnages | L'Imaginaerum de Symphonie

Répondre à L'ourse bibliophile Annuler la réponse.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.