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S05E14 : Conseils de survie pour écrire l’action

(Transcription : Symphonie )

Les liens vers l’épisode S05E14 : Script : Télécharger / Audio : Youtube Elbakin

Liste des Episodes transcrits

La scène d’action est un trope extrêmement fréquent des genres populaires, dont l’imaginaire ; elle présente des défis techniques particuliers, requérant une première discussion globale sur l’approche et les conseils fondamentaux. Tout d’abord, pour Estelle, l’action est trop souvent traitée à part, comme un passage obligatoire, alors qu’elle doit s’insérer naturellement dans le récit, et qu’elle présente en réalité les mêmes fondamentaux que le reste de la narration – enjeux, caractérisation, évolution des personnages. Pour Lionel, c’est une expression sous pression de la volonté de personnages et de leur approche de leur résolution des problèmes ; mais sa concision et la clarté qu’elle requiert en font les difficultés principales. Quant à Mélanie, ce n’est pas son truc… prouvant là encore que l’on peut tout à fait s’en affranchir ! (Blog de Lionel Davoust)

Et dans la suite de l’article la transcription de l’épisode. N’hésitez pas à intervenir dans les commentaires pour évoquer votre expérience ! (A noter que cet épisode n’a pas pu bénéficier de relecture par une tierce personne. N’hésitez pas à me signaler toute erreur ou contresens)

Vous écoutez Procrastination, Saison 5 Episode 14 :

Conseils de survie pour écrire l’action

Podcast sur l’écriture en 15 minutes.

Parce que vous avez autre chose à faire.

Et qu’on n’a pas la science infuse.

Avec les voix de : Mélanie Fazi, Estelle Faye, et Lionel Davoust.

Lionel Davoust : « Conseils de survie », c’est la grande série d’épisodes où en gros, le sujet est beaucoup trop vaste pour être traité d’un seul coup en 15 minutes, voire probablement en 15 heures. Donc en 15 minutes seulement, nous allons donner des conseils de survie, c’est-à-dire la base absolue qu’il nous semblerait falloir retenir. Si nous passons tous demain sous un bus, qu’est-ce que l’on voudrait que le monde retienne de ce que nous aurions à dire pour écrire l’action ?

De l’action, il y en a beaucoup dans l’Imaginaire, de manière générale en littérature, mais l’Imaginaire, je pense, s’y prête assez, comme beaucoup de formes de littérature populaire : de la bagarre de taverne à la bataille spatiale façon Star Wars.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais c’est un cas particulier d’écriture qui ne s’écrit pas tout à fait comme le reste. C’est presque une sphère un petit peu à part, même si on retrouve beaucoup de techniques de base comme la caractérisation, le rythme, le show don’t tell, etc. Mais on va donc aborder rapidement, en 15 minutes : les enjeux, les techniques de base, qu’est-ce qu’il faudrait retenir, qu’est-ce que vous voudriez qu’on écrive sur votre mausolée dressé à votre gloire « a dit « telle chose » sur la scène d’action » ?

Estelle Faye : Je peux peut-être juste commencer déjà – ça tombe bien, je ne savais pas que ça allait être polémique cet épisode. Justement, je trouve que l’un des vrais soucis dans beaucoup de scènes d’action, c’est qu’elles sont traitées trop différemment du reste du livre et qu’avant tout, il y a des choses dans les scènes d’action qu’on doit retrouver et qui sont les essentiels d’une histoire, les essentiels d’un roman. Je n’avais pas du tout prévu de commencer là-dessus, d’ailleurs. Donc voilà, si je peux me permettre, j’hijack complètement le début.

LD : Permets-toi.

EF : Super. Et ce qu’il y a, c’est que par moments, j’ai l’impression, quand on lit une mauvaise scène d’action, c’est comme si dans le livre, à un moment, l’auteur avait fait son synopsis, il avait mis « insérer scène d’action » et continué son synopsis.

Mais en fait, c’est quelque part, comme les mauvais dialogues, les mauvaises scènes de sexe, etc. c’est quand la scène d’action, elle est là comme un passage obligé. Parce qu’il faut des scènes d’action, parce qu’on écrit de la Fantasy, donc il faut forcément qu’il y ait un duel, une bataille, un piège dans la forêt, que sais-je.

Or vraiment avant tout, une scène d’action, on doit se rappeler que c’est toujours une partie de l’histoire, qu’il y a toujours les enjeux de l’histoire qui doivent évoluer au cours de la scène, que toujours les persos sont dans un état A au début et dans un état A’, voire B, voire C à la fin, qu’il doit y avoir effectivement des jeux de pouvoir qui s’échangent pendant la scène d’action comme dans n’importe quelle autre scène du roman. Et ne pas perdre de vue que si votre scène d’action, vous pouvez l’enlever et c’est la même chose dans votre bouquin, en fait, c’est qu’elle ne sert à rien et vous l’enlevez tout court.

Je n’ai vraiment pas prévu de commencer là-dessus, désolé.

LD : Complètement, et ça me fait penser à un vieux conseil que j’avais lu dans le manuel de Donjons et Dragons [niveau] avancé, deuxième édition – ça ne nous rajeunit pas, et moi non plus – quand j’avais 13-14 ans, et il y avait une colonne qui disait, dans les conseils aux maîtres de jeu, et ça m’est resté jusqu’à aujourd’hui pour l’écriture des scènes d’action : « au-delà de frappe et tape » [?], et je trouve ça très juste en fait.

Il y a énormément de scènes où en fait, moi j’appelle ça – alors peut-être que j’ai piqué ça ailleurs –, mais c’est du cogni-cogna, c’est-à-dire : on se tape et il n’y a pas d’évolution, il n’y a pas de caractérisation.

Quelle est la fonction narrative de la scène d’action finalement dans l’histoire ? Fréquemment – moi je suis plus dans la fantasy épique donc ça s’y prête bien – mais la scène d’action « doit » servir une fonction narrative dans l’histoire – alors « doit » évidemment avec les guillemets d’usage, mais quand même, devrait un petit peu plus appuyer que d’habitude, devrait servir la caractérisation.

Une scène d’action n’est pas du tout la même en fonction de qui la vit. C’est une expression fondamentale de la volonté des personnages, c’est une expression évidemment fondamentale du conflit, mais le conflit au sens narratif, c’est-à-dire comment les personnages abordent-ils un problème ? Et tout le monde ne l’aborde pas de la même manière. Si on prend les grands classiques, Gandalf et Aragorn et Frodon, ils n’abordent pas du tout le danger de la même façon. Et ça doit avant tout influencer le déroulé avant même que la première insulte ou le premier coup d’épée soit échangé, il faut que les choses soient très claires pour l’auteur, même si elles ne le sont pas forcément pour le lecteur, mais c’est : comment est-ce qu’on va aborder la chose ? Dans toute scène, l’action, au sens large cette fois-ci, la dramatisation, découle de ce que sont les personnages. Et ça va se traduire à fortiori dans l’action.

EF : Les personnages, l’univers aussi. Après – finalement, c’est pas si polémique que ça – juste, est-ce que je peux peut-être faire mes quelques « obligés » de la scène d’action, si on peut dire ?

LD : Bien sûr.

EF : Alors, j’avais noté déjà : visualisez clairement l’action que vous écrivez, vraiment. Ça, c’est vraiment la base. Si on ne visualise pas clairement l’action qu’on est en train d’écrire, ce n’est pas clair pour le lecteur. Et pour le coup, la scène d’action, il faut que ça soit clair pour fonctionner. Ce n’est pas là où le lecteur doit se poser toutes les 30 secondes pour se demander « Ah, machin, il avait mis sa main là, il a la lame de son sabre ici. » Un truc qui aide bien, si vous pouvez, notamment pour les duels, c’est de les mettre un peu en scène, vous. Si vous avez des amis qui font de l’escrime ancienne, c’est très utile.

Ensuite, bien varier les rythmes dans une scène d’action. Parce que mine de rien, pareil, quand on vit un duel, une scène de piège, n’importe quoi, on vit différemment les rythmes. Donc varier les rythmes, les rythmes de phrase, c’est important.

Voir aussi qu’une scène d’action se joue à différentes échelles, a fortiori une scène de bataille, ça on y reviendra peut-être dans un autre épisode.

Écrire clair, plutôt que technique. Ça, c’est une erreur que j’avais faite, heureusement corrigée par mon bêta-lecteur, notamment dans le tout premier manuscrit de Bohen. C’est que je venais de faire deux ans d’escrime ancienne, j’avais sorti plein de termes techniques pour un duel, et mon bêta-lecteur m’a dit « Non mais de toute manière, ça, grosso modo, on s’en fout, on n’y comprend rien, même si techniquement, c’est valable. Donc tu écris de manière compréhensible par le commun des mortels. » Oui, c’était mieux.

Avoir conscience du concret. Surtout, si on veut faire des scènes d’action réalistes, avoir conscience de comment ça se passe en vrai, par exemple un duel, combien pèse une rapière, quels sont les vrais effets d’une blessure, etc.

Et enfin, prendre bien conscience des différentes dimensions d’une action : une scène d’action se joue en quatre dimensions. Trois dimensions dans l’espace et mine de rien la dimension temporelle qui est importante. Et surtout, oublier aucune de celles-là.

Voilà, donc ça, c’était mon petit mémo pour scène d’action.

Mélanie Fazi : Le peu que je vais pouvoir intervenir sur cet épisode, moi, les scènes d’action, je les ai rencontrées qu’en traduction, et en traduction, je me heurte, dans les combats notamment, effectivement, à ce que tu dis, c’est la question de visualiser. Et parfois, quand je rame sur un passage, le problème que j’ai en traduisant est que je ne le visualise pas suffisamment.

Juste une petite parenthèse, je ne peux pas ajouter grand-chose, puisque je suis le rare cas de figure qui n’en écrit pas, parce qu’essentiellement, je n’aime pas ça, en tant que lectrice, ou même dans un film ou autre, c’est absolument quelque chose que je déteste. Donc l’idée d’écrire des scènes d’action, quelque part, je ne comprends même pas bien comment ça marche. Donc je vous laisse échanger, c’est passionnant, mais ce sera ma seule contribution.

LD : Alors c’est parfait parce que du coup, je le savais, je disais qu’il y a beaucoup d’action dans l’Imaginaire, mais évidemment, comme toujours, il y a des contre-exemples et c’est bien.

MF : Ça dépend, il peut y en avoir tout à fait dans le Fantastique et souvent, la part du Fantastique que je n’aime pas, c’est souvent l’affrontement final, on va dire, dans beaucoup de romans, qui me perd en cours de route parce qu’à titre personnel… Enfin, c’est qu’à la fois, ça ne m’intéresse pas narrativement et que j’ai du mal à suivre. C’est un peu un combo des deux. Mais oui, c’est tout à fait possible de ne pas en écrire. J’imagine que je ne dois pas être un cas isolé dans les personnes… Peut-être garder en tête aussi que tous les lecteurs n’aiment pas ça, peut-être.

LD : Tout à fait.

EF : Après, deux petites choses pour rebondir là-dessus.

Déjà, oui, au début, je disais qu’évidemment, la scène d’action doit avoir du sens dans l’histoire. Mais pour le coup, moi, j’adore écrire des scènes d’action aussi parce que c’est cool. Et j’adore lire des scènes d’action parce que c’est cool. Et je pense que voilà, quand on est auteur et qu’on écrit des scènes d’action, aimer ça, je ne sais pas si c’est ça aide, mais ça ne me dessert pas. Il y a aussi cette dimension-là quand même, cette dimension de quand on fait une immense scène de bataille avec des catapultes, avec des goules qui sortent des souterrains et tout, mais c’est cool à écrire.

MF : Je pense que oui, il faut un certain enthousiasme. Moi, je sais que je ne m’y essaye pas parce que je sais que je serais mauvaise. Je n’aime tellement pas ça que ce n’est même pas la peine que j’essaye, je ne serais pas capable, en fait.

EF : Et après, il y a aussi, même quand on ne veut pas forcément écrire des scènes d’action dans son texte, mais qu’on veut se frotter un peu à ça, il y a… C’est l’axiome Choderlos de Laclos, Les liaisons dangereuses, c’est qu’on peut écrire comme des scènes d’action des scènes qui n’en sont pas à la base. Et on peut écrire, par exemple, une scène de séduction comme une scène d’action et voir quel effet ça donne, quel feeling ça donne. Qu’est-ce que ça peut dire ? On peut écrire un dialogue comme une scène d’action. Et quel effet ça va donner ? Qu’est-ce que ça va dire des personnages, de la situation ?

Donc une fois qu’on a commencé un peu à décortiquer des scènes d’action pour voir comment ça marche – oui, conseil à côté aussi, vraiment, si vous voulez vous confronter aux scènes d’action, prenez celles que vous aimez, décortiquez-les, regardez comment elles fonctionnent vraiment. Un exemple, David Gemmel, c’est très bien.

Et voilà, écrire des scènes qui ne sont pas des scènes d’action comme si c’était des scènes d’action, ça donne parfois un feeling particulier qui est très intéressant.

LD : Je souscris entièrement à Estelle, moi aussi j’adore ça, je trouve ça hyper cool. C’est rigolo, parce qu’en général au cinoche, ça m’ennuie un peu, en série télé ça me barbe énormément, mais en bouquin ça m’éclate. À écrire et à lire, peut-être parce que c’est la valeur de la littérature qui permet de me faire mon propre tableau.

À l’inverse, je suis tout à fait d’accord aussi avec ce que tu dis sur le fait d’écrire des choses qui ne sont pas de l’action comme de l’action.

On peut également, et là on bascule dans le côté contemplatif qui peut avoir un effet intéressant, on peut aussi écrire des scènes d’action pas comme des scènes d’action. On peut écrire des scènes d’action de manière très contemplative et ça peut être très cool aussi. D’ailleurs ça pourrait faire un sujet à part entière.

Pour revenir sur l’aspect purement action, si je puis élaborer sur les conseils que tu donnes avec lesquels je suis entièrement d’accord.

Concernant la clarté, un truc que je vois fréquemment dans les ateliers que je donne sur la question, c’est qu’on a parlé du point de vue et de l’importance du point de vue. Je pense que dans la scène d’action, c’est encore plus important que dans tout le reste, il faut que le point de vue soit absolument clair. Parce que, encore une fois, le point de vue c’est la première règle par laquelle on peut transmettre l’information au lecteur, et transmettre l’information au lecteur c’est bien la raison pour laquelle on est là. Donc si le point de vue n’est pas clair et si la règle de la narration n’est pas claire, sachant que l’action ça va vite, c’est là où ça ne pardonne vraiment pas, je pense.

Mais à l’inverse, un point de vue bien géré peut faire énormément dans la clarté et dans l’implicite parce que, sachant que ça va vite, je pense qu’une scène d’action qui réussit et qui gère bien son rythme fait super attention au rapport signal-bruit de sa narration. Essayer de faire passer des choses dans le hors-texte, dans l’implicite, arriver à avoir des termes qui sont justes, mais qui en même temps disent beaucoup, peut jouer énormément pour donner une représentation qui est vivante en donnant au lecteur – encore une fois, c’est toujours les trucs sur lesquels on revient, mais la capacité d’habiter le récit en lui faisant comprendre et en l’aidant à se construire son théâtre mental en ayant quelque chose de ramassé et de concis qui va déployer son envergure dans la tête du lecteur.

EF : Deux choses là-dessus, sur les points de vue, en plus, si on veut donner un peu de pêche à une scène d’action ou donner un peu de mouvement à un truc qui est, comment dire, classique, mais classique parce que c’est efficace, c’est mine de rien de jouer sur les variations de points de vue aussi. Et vraiment de passer de l’un à l’autre, de faire du ping-pong entre les personnages, ça, ça marche bien pour booster une scène d’action.

Après, deux choses à ne pas confondre, c’est la rapidité de l’action telle qu’elle se déploie dans le monde, et écrire de manière hyper rapide et hyper hachée. Parfois, ça convient d’écrire de manière rapide et hachée une scène d’action, mais mine de rien, par moments, quand on va donner un peu plus de chair, un peu plus de corps à une scène d’action, on va la rendre plus concrète, plus incarnée, et le lecteur va presque par moments sentir passer plus vite une scène d’action qui sera plus écrite, mais plus mise en place, qu’un truc très, très bref, mais trop bref, où techniquement il y a tellement peu à manger dedans, que ça paraîtra plus long à lire.

Enfin, il faut faire attention – je ne sais pas si je m’exprime bien – à ne pas confondre la vitesse de lecture et le fait qu’un texte soit ramassé, avec la sensation de vitesse que va donner un texte. Et la sensation de vitesse peut certes être donnée par des phrases brèves, voire des phrases nominales – mais par moments j’ai une passion pour les phrases nominales un peu exagérées –, mais aussi il y a d’autres moyens de donner une impression de vitesse en fait.

Et par moments aussi, quand on est notamment pris dans un duel et tout, il y a des moments, ça va être très court dans la vraie vie, mais nous, il y a des choses qui, tout à coup, vont nous paraître prendre un temps incroyable dans notre sensation. Et les sensations du personnage, ce n’est pas forcément ce que le spectateur extérieur va voir tout de suite.

LD : En fait, je pense que ça se rattache au cogni-cogna et au-delà de frappe-étape qui est que c’est pas parce qu’on écrit un duel qu’on est, et d’ailleurs probablement on ne devrait pas, qu’on est obligé d’écrire l’échange de coups par le menu. Parce que ça devient très, très vite barbant. Tu l’as très bien rappelé au début, ce qu’on aime dans la narration, c’est les évolutions. Donc, on a envie de voir les temps marquants d’évolution d’une scène d’action aussi. C’est qu’est-ce qui se dessine, pas… Sauf si c’est le délire encore une fois, mais globalement, l’échange de coups par le menu, ce n’est pas très marrant. On le voit aussi dans la série télé, les scènes d’action qui se prolongent ou en gros, c’est juste chorégraphié, paradoxalement, ça peut devenir un piège ou c’est des scènes où il ne se passe rien. Et c’est barbant quand il ne se passe rien, de manière générale.

EF : Et juste, petit truc aussi pour les duels à l’épée en matière de référence. Je conseille énormément À la pointe de l’épée d’Hélène Kushner, l’un des plus beaux romans qui parle d’escrime. Vous voulez un roman qui parle vachement bien d’escrime, vous lisez Hélène Kushner, À la pointe de l’épée et toute la suite en anglais si vous lisez en anglais. Voilà.

LD : Tu me donnes une magnifique transition pour parler… Les armes, c’est très important effectivement je pense de se documenter au moins pour savoir ce qu’il est possible de faire, aussi quelles sont les limites du corps humain, parce que on a tendance un peu à voir dans le cinéma des gens qui prennent des peignées sans aucun problème, Jason Bourne se remet d’un carambolage en voiture. C’est pas tellement possible dans la vie réelle.

Alors après, c’est pas forcément un problème, mais je pense que du coup, c’est important de savoir ce qu’il est possible ou pas, pour savoir où placer son curseur par rapport au type de narration, au type de genre dans lequel on écrit. On peut être décidé d’être très réaliste ou décider de ne pas l’être conformément un petit peu aux codes du cinéma d’action. Avoir conscience de ça ne peut que renforcer la cohérence interne du récit.

EF : Complètement. Et après, une scène d’action qui fonctionne, je pense que vraiment, quand on voit qu’elle fonctionne, qu’elle fonctionne auprès des lecteurs, il y a un côté vraiment très cool de « ouais, j’ai bien fait mon boulot, j’ai fait une scène d’action qui fonctionne ». Et ça, c’est une super récompense.

LD : C’est clair, c’est hyper agréable. Je pense qu’on reparlera des batailles dans un autre épisode.

EF : Avec grand plaisir !

LD : De même.

Petite citation pour terminer ?

EF : « Les mots n’ont pas de sens quand les actions n’ont pas de valeur ». Christine E. Schimansky.

Jingle : C’était Procrastination, merci de nous avoir suivis. Maintenant assez procrastiné, allez écrire !

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