Les rats : L’intégrale, James Herbert

Les rats : L’intégrale (2008, Bragelonne)

James Herbert, Britanique

Science-fiction horrifique/Catastrophe

Intégrale regroupant :

  • Les rats (1976) / The Rats (1973) traduit par Jacqueline Huet
  • Le repaire des rats (1989) / Lair (1979) traduit par Anne Crichton
  • L’empire des rats (1991= / Domain (1984) traduit par Nicole Bensoussan

Ils ont appris à vivre dans l’ombre. A ne sortir que la nuit et à craindre les hommes. Mais aujourd’hui, ils ont pris conscience de leur force et, à leurs dents tranchantes comme des rasoirs, ont ajouté de nouvelles armes : l’horreur qu’inspire leur multitude grouillante… Et leur goût pour la chair humaine.

Je gardais un très bon souvenir de la trilogie des Rats, lue pour la première fois il y a une quinzaine d’années, et comme je suis retombée dessus en faisant des cartons, j’ai eu envie de la relire, surtout que j’adore les récits d’attaques animales. Bonne idée… ou pas ?

Tome 1

En relisant le premier tome, la tendance était plutôt au « ou pas », parce que je trouve qu’il a très, très mal vieilli. Pour commencer, les personnages en général méritent à peine d’être qualifiés comme tels tellement ils manquent de vie (c’est à peine s’iels ont de l’empathie pour les victimes des rats, alors pourquoi s’en soucierait-t-on ?), les personnages féminins sont stéréotypés et aussi utiles que des plantes vertes. Ensuite, le livre ne fait vraiment pas peur. Les attaques sont peu nombreuses, trop peu exploitées horrifiquement parlant, et comme les rats mutants sont en plus pas très réalistes, il n’y a pas grand chose à se mettre sous l’incisive.

Tome 2

Le tome 2 est déjà bien meilleur. Les personnages sont mieux écrits, y compris les féminins même si on est évidemment très loin d’Ellen Ripley, et même s’il y a pas mal de scènes que je trouve pas franchement utiles (genre celles impliquant l’exhibitionniste, meh), la tension et les scènes d’attaques sont mieux réussies. Le climax est efficace, on se demande vraiment comment les persos vont pouvoir s’en tirer. On ressent juste moins le côté claustrophobique que pouvait avoir le premier tome, qui se déroulait en milieu urbain, puisque celui-ci prend place dans un cadre rural. Mais bref, on voit bien l’évolution, la lecture est sympa, c’est cool.

Tome 3

Le tome 3 est celui-ci que j’ai trouvé le plus efficace, par contre il est presque hors sujet par rapport à la thématique.

Le début du livre est vraiment une réussite : des bombes nucléaires sont balancées sur la ville, et nous observons en temps réel les conséquences sur les habitants. Evidemment, c’est pas joli joli, et la scène est à mon avis l’une des plus éprouvantes de la trilogie. De quoi instaurer déjà une bonne ambiance.

Ensuite, nous suivons des survivants de cette catastrophe. Là encore, les personnages sont bien mieux écrits, y compris les féminins, et il y a une vrai tension tout le long du texte. Echapper aux radiations, trouver de quoi survivre, essayer de rejoindre un endroit sûr… les survivants ont de quoi faire ! Il y a une scène en particulier que j’ai trouvé particulièrement réussie, intimiste et très bien construite dans notre réalisation de l’horreur qui s’y déroule, entre une femme et sa famille, bloquées dans leur maison suite à la catastrophe. Une scène à la fois simple, sans violence, mais très dérangeante et marquante.

Les rats sont en revanche très peu présents, et les hommes se révèlent bien plus terrifiants et dangereux que nos petites bêtes à fourrure. On est davantage sur un roman survival post apo que sur un roman d’attaques animales, en fait. Mais cela sert aussi le propos évoqué en toute fin : peut-être que les rats anthropophages et les humains ne sont pas si différents…

Bilan

On le sait, c’est parfois compliqué de relire des romans qu’on a aimé il y a longtemps, car la relecture n’est pas forcément à la hauteur de nos souvenirs. Ca a été le cas ici, avec un premier tome que j’ai trouvé assez moyen, un deuxième sympa sans plus, et un troisième réussi mais trop avare en attaques animales. Les rats mutants sont trop irréalistes pour qu’on ait vraiment peur, sans l’être suffisamment pour que ce soit réellement « fun ». Bref, je n’ai pas passé un mauvais moment en définitive, mais je me suis bien plus amusée sur la trilogie des Araignées de Ezekiel Boone.

Et ailleurs, qu’en pense-t-on ?

11 réflexions sur “Les rats : L’intégrale, James Herbert”

  1. Cela me fait peur de lire des romans dont je garde un excellent souvenir par peur de ternir celui-ci comme cela semble le cas pour toi avec cette trilogie. Il est dommage que le dernier tome, le mieux réussi, dévie des attaques animales.
    Par contre, je ne suivrai pas ton dernier conseil car j’ai la phobie des araignées 😅

    Aimé par 1 personne

  2. Pingback: Les Symphonews inachevées – Aout 2026 | L'Imaginaerum de Symphonie

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